BRÉSIL-MARSEILLE : ZÉ BOIADÉ, le choro pour tous

ZÉ BIOADÉ

ZÉ BOIADÉ, Zé qué casa, Prod. La Roda

Marseille porte décidément dans son ADN le gène « ouverture sur le monde », et la preuve en est encore donnée avec ce groupe, Zé Boiadé, qui réunit des musiciens autour du choro, musique populaire brésilienne qui est une musique populaire tout en étant d’excellente qualité musicale, et qui réunit d’ailleurs, dans les mêmes formations, aussi bien des musiciens formés dans les conservatoires que des musiciens populaires : car au Brésil on ne fait pas, comme en France, de hiérarchies et de distinctions entre musiciens passés par une école et les autres, autodidactes…

Nous avons ici : Claire Luzi à la mandoline et au chant, Cristiano Nascimento et Wim Welker à la guitare, à la viola nordestine et au cavaquinho, et Olivier Boyer aux percussions. Le groupe nous propose ses compositions, chantées en français ou en brésilien par Claire Luzi, ou bien instrumentales, où nos compères dialoguent joyeusement avec leurs cordes !

https://www.youtube.com/watch?v=CkY2ngWg0jQ

Le groupe est produit par une association, La Roda, qui soutient plusieurs formations de musique brésilienne, et vise surtout à faire connaître le choro au public dans la région. Roda veut dire « Ronde » en brésilien, et une « roda de choro » est une réunion informelle de musiciens, professionnels et amateurs mêlés, dans un lieu où le public peut participer – café, plein air, maison privée… C’est l’occasion pour certains musiciens de transmettre leur art, et pour d’autres, de l’apprendre… Ce sont donc de vraies «écoles informelles de musique » au Brésil, et comme il en fut probablement dans le monde entier, avant le XX° siècle, quand la plupart des gens ne savaient pas lire… l’alphabet et encore moins une partition !

Pourquoi la Roda est-elle publique ? C’est que précisément ça n’est ni une école, ni une répétition ! Car l’esprit est plus proche d’une « jam session » ou d’un « boeuf » : une impro entre musiciens avec et pour un public – car on peut danser bien sûr, et si l’on danse ça fait plaisir aux musiciens : c’est que leur musique est bonne ! Comme nos amis l’expliquent : « on n’assiste pas à une Roda, on y vient ! Le public fait la Roda autant que les musiciens ».

A Marseille, La Roda organise des soirées Roda de Choro à l’Equitable Café, sur le Cours Julien. On ira les écouter… et participer !

A noter pour les amoureux du choro – dont je suis : deux anthologies du choro parues chez Frémeaux, l’une (1906-1947) et l’autre (1978-1999), tous deux sous la direction de Philippe Lesage.

www.laroda.fr 

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