ALGÉRIE-FRANCE : TARIK BENOUARKA, Compositeur d’opéras arabes

TARIK

TARIK BENOUARKA, La légende de Néré, 21-22 Production

Tarik Benouarka est un compositeur algérien, formé à la musique classique au Conservatoire d’Evry, et compositeur d’opéras où se mêlent orchestres symphoniques, choeurs classiques, langue arabe classique, instruments orientaux tels le ‘oud ou la flûte nay… sans oublier la figure traditionnelle du conteur arabe – le « hakawati », appelé aussi « récitant » si l’on aime les termes savants…

Parmi ses oeuvres, on compte notamment le l’opéra « El Nafas » (Le souffle, l’esprit) ; l’opéra-ballet « Les Jours et les Nuits de l’Arbre Coeur » ; les opéras « Djamila » et « Qais wa Leila » ; l’opéra pour enfants « Sindbad, le fils du vent » ; oeuvres dont certaines ont déjà été accueillies par de grandes scènes arabes, telles l’Opéra du Caire ou le Théâtre National d’Alger. Sans compter de nombreuses musiques de films et documentaires…

Son dernier opus, « La légende de Néré », vient de sortir : un « oratorio pour orgue », dont l’artiste a signé à la fois la musique et le livret. L’histoire tourne autour du personnage de Néré, « un être à la voix si belle, qu’à son écoute, la lumière naissait »…

 

L’oeuvre, qui met l’orgue et les choeurs au coeur de la composition, rappelle les musiques liturgiques d’Occident, dans lesquelles pareillement l’orgue et les choeurs sont prépondérants. Et pourquoi s’étonner qu’un musicien de culture musulmane soit épris de ces musiques d’inspiration religieuse chrétienne, magnifiées par Jean-Sébastien Bach, lorsque tant de musiciens occidentaux sont passionnés de musiques soufies ou gnawas, intimement liées à la religion musulmane ?…

Et à l’écoute des vocalises sophistiquées de la soprano syrienne Racha Rizk – longues modulations sur une seule voyelle, telles que les adore la musique arabe – l’on se surprend à penser que dans la tradition arabe aussi, tout comme dans l’opéra occidental, c’est la VOIX qui est l’instrument principal. En outre Mozart, Rossini et consorts, firent aussi faire à leurs sopranos de savantes vocalises sur une seule syllabe… mais elles étaient écrites sur la partition, quand dans le monde arabe, comme le faisait Oum Kalthoum, elles durent aussi longtemps, mais sont improvisées…

Racha Rizk, remarquable, donne ici la réplique au ténor marocain Yanis Benabdallah, déjà lauréat de nombreux prix ; l’organiste est le Marseillais Christophe Guida, titulaire du grand orgue de la basilique du Sacré-Coeur dans cette ville ; et les choeurs sont interprétés par l’Ensemble Sequentiae, sous la direction de Mathieu Bonnin.

Une oeuvre musicale accomplie, qui témoigne d’une grande maîtrise des langages musicaux d’Occident et d’Orient. Et surtout : un spectacle – car l’opéra est un spectacle avant d’être un disque – destiné à tourner, comme les précédents, dans tout le monde arabe, comme par exemple au Festival des Musiques Sacrées de Fez ?

www.tarikbenouarka.comwww.21-22.fr 

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