FRANCE : ARMEL DUPAS, La naissance d’un grand pianiste

ARMEL DUPAS, Upriver, Jazz Village/Harmonia Mundi

La naissance d’un grand pianiste. Quel bonheur de découvrir un nouveau pianiste de jazz, et de comprendre d’emblée qu’il s’agit d’un très grand artiste ! Armel Dupas a tout juste 30 ans, une solide formation classique derrière lui puisqu’il est passé par le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, où il suivait la classe de jazz. Mais Armel Dupas a surtout le génie propre aux grands artistes, un génie particulier qui lui fait composer une musique qui n’appartient qu’à lui. En l’écoutant, l’on pense à Keith Jarrett, à Ravel, à Satie, au ‘oudiste Anouar Brahem peut-être, pour l’intériorité et la pudeur, mais l’on pense surtout «Armel Dupas», car les compositions du jeune artiste défrichent des territoires totalement neufs, comme seuls le font les génies musicaux.

Certes, Armel Dupas avait déjà été repéré dans les milieux jazz depuis quelques années, collaborant par exemple avec la jazzwoman franco-camerounaise Sandra Nkake, ou encore ayant été choisi par le contrebassiste Henri Texier pour intégrer son Sky Dancers Quintet. Armel a déjà ainsi une bonne discographie derrière lui comme membre de divers groupes de jazz ou d’électro-groove, et également comme compositeur de musiques de films.

Mais «Upriver» est son premier album solo, et c’est un vrai régal. Intégrant ici l’électronique, car il faut vivre avec son temps, s’accompagnant là d’une chanson française ou d’un saxophone, Armel Dupas nous offre son univers intimiste et poétique, pudique et expressif. Ecoutons-le parler de ce disque : «Une composition surgit le plus souvent de manière inattendue. Elle sommeille en moi et surgit quand l’émotion est plus forte que la pudeur qui la tient enfermée à l’intérieur. Upriver est comme un carnet intime écrit sur plus de dix années (…). Upriver signifie «à contre-courant» : j’ai cherché une esthétique qui me soit propre, quitte à ce qu’elle me conduise sur un flux opposé à certains courants dominants. Pour moi, Upriver, c’est être libre d’apprécier ce qui me semble authentique dans chaque esthétique (…). Néanmoins le piano seul m’ennuie. Un monologue pur sur un disque entier, c’est trop pour moi. Et pourtant j’ai voulu faire un album solo car je veux assumer pleinement les émotions qui m’ont amené à cette musique». Un album étincelant comme un diamant pur. 0-Armel Dupas

www.armeldupas.com

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